ol on troji f>rand nombro ou trop unies, on sorto qu’elles n’ont rion d’assoz disliiif'iiant a pari, mais joinles a d’autros, ollos no laissonl pas do lairo feit'iiij titib Socfe. Al |0,„. eflocl ct de so faire sontir mi moins confusemont (Ions l’nssomblap>o. (J’esl nlnsi (|iio l’accouslumance fail »|uo nous ne pronons pas Karde an monvomonl cl’un moulin on ii uno cliouto d’oau, quand nous avons luibilo loul auprcs dopuis quolque temps. Co n’ost pas (pio co niouvemenl. ne fcjippo tousjpiirs nos or^anos, ol «ju’il ne so passe encor quolque oliose daiis l’nmo <|ui \ ropomlo, a cause de l’hannonio de l’aine ol du corps, , miis oos impressions t memo saus i'lro romarquoes ; mais si (pielcun nous on avorlil inconlinent uprcs ol nous fail romarquer par oxomple quolque bruit (|u’on vicnt d on- londro, nous nous on somenons ol nous nous apporcovons den asoir ou lanlost (|uol<|uo sonlimonl. Ainsi c’estoiont dos perceplions donl nous ne nous oslions pas apporcus incontinonl , l'apporcoption ne vonanl dans co cas (pio do l’avorlissomonl apros (|Uol(|Uo inlervallo loul pelit.quil soll. |.’l pour ju|»er encor mieux dos politos perceplions que nous no saurions ( I ist i neuer dans la foule, j’ay couslumo deine scrvir do l’oxomplo du mu- eissemonl ou du Inuit do la mer donl on ost frappo quand on osl au ri\ii»c. Pour entondro ec bruit comnio l’on fail, il faul bien qu’on outende los parlies < | u i composonl co loul, c’ost a di re los bruils de elia<|ue vaiino, ,|uo\(|uo cliacun do cos polils bruils ne so fasse eonnoistre <|iie dans l’as- sombla^e conlus do Ions los aulros onsomblo, o’osl a diro dans co mu}iis- somenl mömo, ol no so romarquoroil pas si cotle vaguo qui Io fail, osloil scule. Car il faul qu’on on soll all'oclo un pou par Io niouvemenl de cotle \at;ue ol ipi’on ail ipielipie porcoplion do cliacun de cos bruils, quelques petils qu’ils soxenl; aulremonl on n’auroil pas cello. do cont millo vagnes, puisipie conl millo rions no sauroionl faire ipiobpio chose. On ne dort jamais si profoiidomenl qu’on n’ajo quolque sonlimonl foiblo el conlus, el mi ne seroil jamais eveillo par le plus ”rand bruil du munde, si on n’asoil quolque porcoplion de son commenoomeiil ipii est petil, cuninio on no romproil jamais uno cordo par Io plus urand oll'ecl du mundo, si olle n’esloit tenduo et alloii<>ee un pou par des moindres ell'orls, quolque cotle polilo evlonsiun ipi'ils foul no paroisse pas. 48 Jeibnij mib Sode. Ces peliles perceptions sont donc de plus gründe eflicuce par leur suiles (|u’ou ne penso. Co sont elles qui forment ce je ne scay quoy, ces gouts, ces Images des qualitös des sens , elaires dans l’assemblage, mais confuses dans los parlies, ces impressions t|iie des corps environnans font sur nous, quienveloppent rinfini, cette liaison que cliaque estre a avee laut le roste de l’univers. On peut iik'iiio dire (pi’en conse(|uence de ces peliles perceptions le presenl esl gros de Taxenir et Charge du passe, que toul est conspiranl (oujxTrvota irävTot, comme disoil Ilippocrate) et que dans la inoindre des substances , des \eu\ aussi percans <|ue ceux de Dien pour- roient 1 i re tonte la suite des dieses de Türmers. Quae sint, i| u a e fuerinl, <|ue mox fulura trahantur. Ces perceptions insensibles marquenl encor et conslituenl le meine indi- vidu (]tii est caraclerise par les traces ou expressions (|u’elles eonservent des estals preeedens de cet individu, en faisant la eonnexibn avee son estat present, qui se peuvent connoistre par un espril superieur, quand cet indixidu mi'me ne les sentiroil pas, c’esl a dire lorsipio le Souvenir expres n’x seroit plus. Mais elles (ces perceptions, dis-je) donnenl liiibne le moyen de rclrouver ce Souvenir au besoin jiar des developpemens perio- diques qui peuvent arriver un jour. C’est pour cela qu’elles font aussi que la mort ne sauroit estre qu’un somtneil , et mt'ine ne sauroil en de- meurer un, les perceptions cessant seulement ä estre asses distinguees et se reduisant ä un estat de eonfusion dans les animaux qui suspend Tapper- ception, mais qui ne sauroit durer lousjours, pour m> parier icy de Tliomme (|tii doit avoir en cela des grands Privileges pour garder sa personalile. C’est aussi par les perceptions insensibles que s’oxpfique eelto admi- rable liarmonio preeslablie de Tarne et du corps, et mi'me des loules les Monades ou substances simples, qui supplee a l’inlluence insoütenable des uns sur les aulres, et qui au jugement de l’auleur du plus beau des Diclionnaircs exalte la grandeur des perfeetions div im*s au dela de ce qu’on en jamais concu. Ajires cela j’adjouterois peil de eliose, si je disois que ce sont ces peliles perceptions qui nous delerminent en bien de ren- contres sans qu’on y pense et qui tronipent le \ulgaire par 1’apparence d’une indiffereneo d ’ eq u i I i br e , comme si nous estions iiulill'erens enlierement de tourner (par exemple) a droit ou a gauche. II n’esl poinl necessaire aussi (|ue je fasse remar(|uer icy, comme j’aj fait dans le Ihre meine, qu’elles causent cette inquielude que je monstre consisler eil Seibnij uitb l’orft. 49 quelquo diese qui no difl'ere de la douleur que comme le petit du grand, et qui fait pourtant souvent noslre desir et mdno nostro plaisir, en I uy donnunl comme un sei qui pique. Ce sont aussi les parties insensibles de nos perceptions sensibles qui lont qu’il x a un rapport entre ees per- ee|)tions des couleurs, des ehaleurs et untres qualites sensibles et entre les mouxemens daus les eorps